Politique

Accompagner le Président Diomaye pour l’intérêt de la Nation et des générations futures (par Djibril BA KIIRAAY)

Le Sénégal se trouve à un tournant décisif. Nous pouvons continuer à nous disperser dans les querelles, les procès d’intention et les affrontements politiques stériles. Ou nous pouvons enfin concentrer nos forces sur l’essentiel : redresser l’économie, restaurer les marges de manœuvre de l’État, créer de la richesse, produire davantage et améliorer concrètement la vie des Sénégalais.

Depuis son accession à la magistrature suprême, le Président Bassirou Diomaye Faye porte une ambition de transformation fondée sur la souveraineté économique, la transparence, la mobilisation des ressources nationales, l’investissement productif et la transformation structurelle. Cette ambition mérite d’être regardée avec sérieux et, surtout, d’être accompagnée par toutes les forces vives du pays ; sans renoncer à la vigilance, à l’exigence de résultats et au droit légitime à la critique constructive.

Le contexte actuel rend cet accompagnement particulièrement opportun. Notre pays sort d’une période de fortes tensions financières. La dette et les déficits ont considérablement réduit les marges de manœuvre de l’État. Le redressement est devenu une nécessité nationale. L’accord technique conclu le 1er septembre 2026 avec le FMI, portant sur un programme de 36 mois d’environ 2,2 milliards de dollars, constitue une étape importante. Il vise la stabilité macroéconomique, la soutenabilité de la dette, la transparence budgétaire, la protection des dépenses sociales et une croissance davantage portée par le secteur privé.

Dans le même temps, le Sénégal engage une démarche de traitement de sa dette et cherche à restaurer progressivement la confiance de ses partenaires. La Banque mondiale a confirmé son accompagnement. Les échanges récents ont porté sur l’emploi, l’énergie, la protection sociale, l’entrepreneuriat et le développement territorial.

Le Président Faye vient de démontrer, à Washington puis à Abu Dhabi, que l’ouverture et la souveraineté ne sont pas contradictoires. Un Sénégal souverain n’est pas un Sénégal fermé. C’est un Sénégal qui discute avec le FMI, la Banque mondiale, les États-Unis, les Émirats arabes unis, les investisseurs privés et l’ensemble de ses partenaires, tout en défendant ses intérêts et en recherchant des partenariats mutuellement bénéfiques. Cette approche mérite d’être encouragée.

Mais les accords ne suffisent pas. Le véritable test commence maintenant. Les financements doivent devenir des investissements. Les investissements doivent devenir des entreprises. Les entreprises doivent créer des emplois. Les infrastructures doivent produire de la valeur. L’agriculture doit nourrir, transformer et exporter. Notre pétrole et notre gaz doivent favoriser l’industrialisation et non se limiter à alimenter la consommation. Nos jeunes doivent trouver des perspectives dans leur propre pays.

C’est là que se situe l’enjeu du Sénégal 2050 : passer d’une économie qui importe trop à une économie qui produit, transforme et exporte davantage ; de la consommation à la création de valeur ; de l’assistance à l’investissement ; de la dépendance à la capacité productive ; de la réaction permanente à l’anticipation.

L’heure n’est plus au sabotage politique permanent destiné à divertir, pour ne pas dire déstabiliser, le Président de la République.

Critiquer est légitime. Alerter est nécessaire. Proposer est indispensable. Mais souhaiter l’échec d’une politique publique simplement parce qu’elle est portée par un pouvoir que l’on ne soutient pas politiquement serait une erreur collective grave.

Quand un gouvernement échoue, ce n’est pas seulement le régime qui perd : c’est le Sénégal qui paie. Lorsqu’une réforme réussit, lorsqu’une entreprise investit, lorsqu’un jeune trouve un emploi, lorsqu’un agriculteur augmente sa production ou lorsqu’une famille retrouve du pouvoir d’achat, c’est toute la Nation qui avance.
L’intérêt national doit être placé au-dessus des calculs partisans.

Le Président Bassirou Diomaye Faye et son Gouvernement ont surtout besoin d’un Sénégal mobilisé, pas d’un Sénégal paralysé.

Un Sénégal où l’opposition contrôle et propose. Un Sénégal où le secteur privé investit. Un Sénégal où les experts mettent leurs compétences au service des politiques publiques. Un Sénégal où la diaspora contribue au financement et au transfert de compétences. Un Sénégal où les collectivités territoriales deviennent de véritables moteurs économiques. Un Sénégal où la jeunesse n’attend plus seulement un emploi, mais devient productrice de valeur. Un Sénégal où l’administration délivre davantage et plus rapidement.

C’est cela, le véritable consensus national. Il ne signifie pas que tout le monde doit penser pareil. Il signifie que nous pouvons être différents politiquement tout en étant d’accord sur l’essentiel : le Sénégal doit réussir.

Accompagner ne signifie pas applaudir aveuglément. Accompagner, c’est soutenir les bonnes orientations, encourager les réformes nécessaires, proposer des solutions lorsque des difficultés apparaissent, alerter lorsque certaines décisions doivent être corrigées, exiger des résultats. C’est surtout refuser que les intérêts partisans prennent le dessus sur les intérêts de la Nation.

Le Président de la République a désormais devant lui une responsabilité historique : transformer les efforts de redressement en prospérité durable.

Cette responsabilité n’est pas uniquement la sienne. Elle est aussi celle du Gouvernement, du Parlement, du secteur privé, de l’administration, des collectivités territoriales, de la société civile, de la diaspora, des universitaires, des experts et de chaque citoyen.

Le Sénégal ne peut pas échouer dans cette séquence, car nous avons trop de défis à relever : l’emploi des jeunes, le coût de la vie, l’agriculture, l’industrialisation, l’énergie, l’eau, l’assainissement, les inondations, la santé, l’éducation, le financement des PME, la transformation numérique, la valorisation de nos ressources naturelles, la compétitivité de nos entreprises, la souveraineté alimentaire et énergétique.

Toutes ces questions exigent moins de bruit et davantage de solutions.

Donnons sa chance à la transformation. Non pas à une personne. Non pas à un parti. Mais plutôt au Sénégal et à son devenir.

Si la démarche engagée produit des résultats, nous devons avoir l’honnêteté de les reconnaître. Si elle rencontre des difficultés, nous devons avoir le courage de proposer des corrections. Si elle ouvre des opportunités, nous devons avoir l’intelligence de les saisir. Et si elle exige des sacrifices temporaires, nous devons veiller à ce que ceux-ci soient justement répartis et que les populations les plus vulnérables soient protégées. C’est cela, la responsabilité nationale.

Aujourd’hui, le choix est simple : accompagner la transformation ou prendre le risque de l’immobilisme. Le chaos ne viendra pas seulement d’une crise économique. Il peut aussi naître de notre incapacité collective à nous entendre sur l’essentiel.
Nous avons un potentiel incommensurable, le pays dispose d’immenses ressources : humaines, naturelles, énergétiques, agricoles, financières et territoriales.

Ce qui nous manque c’est la capacité à fédérer ce potentiel autour d’une même ambition.

Le moment est donc venu de dépasser les clivages, de faire converger les intelligences, de transformer les critiques en propositions, les ressources en investissements, les investissements en emplois, les emplois en dignité, et la croissance en véritable progrès social.

Le Président Bassirou Diomaye Faye a ouvert une nouvelle séquence. Il nous incombe à tous de l’accompagner à la réussir.
Au Gouvernement de délivrer. Au secteur privé d’investir. Aux experts de proposer. À l’opposition de contrôler et d’alimenter le débat. Et à nous tous de garder une conviction intacte : nous pouvons être politiquement différents sans être économiquement adversaires. Parce qu’au bout du compte, notre seul véritable camp doit être celui du Sénégal.

Le Sénégal n’a pas besoin de chaos. Il a besoin de courage. Il n’a pas besoin de vacarme. Il a besoin de travail. Il n’a pas besoin de divisions supplémentaires. Il a besoin de convergence. Il n’a pas besoin de promesses sans lendemain. Il a besoin de résultats.

Accompagnons donc ce qui peut faire avancer le Sénégal, exigeons les résultats et corrigeons ce qui doit l’être. Car aimer son pays, c’est parfois savoir dépasser ses préférences personnelles pour défendre l’intérêt supérieur de la Nation.

Le chaos ne profitera à personne !

Par Djibril BA

  • Ingénieur agronome
  • Ingénieur financier
  • MBA en Financial Management
  • Président du Mouvement PROGRÈS.
  • Responsable Pole Communucation CDP-KIIRAAY THIES

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